













Une restitution du travail de deux étudiants français, Jérémie Guignand et Nicolas Weiszrock du Centre national d'études agronomiques des régions chaudes - Montpellier (CNEARC) a eu lieu dans lles communes d'Antsapanimahazo et d'Ankadimondry Sakay, respectivement dans les régions du Vakinankaratra (Hauts Plateaux) et du Bongolava (Moyen-Ouest).
Leur stage est encadré par le CIRAD et s'inscrit dans les activités de l'Unité de recherche en partenariat Systèmes de culture et riziculture durable (SCRiD) basée à Antsirabe.
Leur travail concerne l'impact des politiques publiques sur le développement de la riziculture pluviale à Madagascar. Les premiers résultats exposés, qui ont été à cette occasion discutés et validés par les personnes enquêtées, ont porté sur :

De nombreux échanges entre stagiaires et participants ont été possibles grâce à l'aide de deux étudiants malgaches de l'Ecole supérieure des sciences agronomiques / Département Agro-management, Université d'Antananarivo (ESSA) : Lantoniaina Herimampionona et Joachin Rasolomanjaka Andriatiana.


A Antsapanimahazo, le riz pluvial demeure une opportunité intéressante en situation de saturation des rizières et de difficulté à investir dans l'intensification de la culture irriguée.
Il est un complément satisfaisant au riz de bas fond et permet de réduire la période de soudure pendant laquelle il faut acheter du riz.
Il s'est fortement développé ces dernières années et on le retrouve dans la majorité des systèmes de production locaux analysés par les étudiants.


A Sakay, on observe une régression du riz pluvial dans tous les systèmes. Il semble moins rentable que d'autres cultures traditionnelles comme le manioc ou plus récentes : baie rose, poisson, poulet de chair, porc ou fruits.
Les contraintes rencontrées sont l'insuffisante disponibilité de l'engrais organique, le prix élevé de l'engrais minéral, le striga, le surcoût en travail et l'aléa climatique.
Cependant, dans cette région, le riz pluvial est assimilé à un produit de qualité, vendu plus cher que le riz irrigué, et à ce titre intéresse beaucoup les collecteurs qui ont des débouchés sur la capitale.
A partir de cette analyse des potentialités et des contraintes, la prochaine étape consistera pour les étudiants à confronter les besoins et l'offre de politiques publiques pour favoriser le développement de ce type de riziculture.
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| Marie-Hélène Dabat (Cirad) Betty Wampfler (Cnearc) |
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