
















Dans chaque région une commission régionale organise la concertation, et joue un rôle de proposition et d'évaluation, près du terrain.
Pour l'ensemble des quatre régions, le conseil scientifique est garant de la pertinence et de la qualité des recherche et des enseignements : il joue un rôle d'évaluation et d'arbitrage ;
Enfin, le comité de pilotage, présidé par le Ministère, est l'organe de décision, qui oriente et tranche à partir des propositions du conseil.
L'initiative Sud Expert Plantes du Ministère français des Affaires Etrangères soutient l'effort de nombreux pays en développement pour connaître, préserver et valoriser durablement leurs ressources végétales.
Elle apporte dans ce domaine un appui aux structures de recherche et aux programmes d'enseignement, et finance par appel d'offres plusieurs projets scientifiques favorisant les synergies Sud-Sud, Sud-Nord et interdisciplinaires.

Au Sommet de Rio de 1992, les experts ont relevé que les menaces sur les espèces et les écosystèmes n'avaient jamais été aussi graves, du fait que fréquemment, les activités humaines ne géraient pas ces types de ressources.
En janvier 2005, lors de la Conférence internationale sur la biodiversité à Paris, les experts ont apporté des preuves de l'accélération de la dégradation (disparition d'espèces, mise en danger des écosystèmes, etc..) et appelé à une action internationale déterminée.
La Convention sur la Diversité Biologique (CDB) qui est entrée en vigueur en décembre 1993, comprend cinq articles traitant particulièrement de la nécessité de renforcer les expertises scientifiques dans les zones tropicales où la biodiversité est la plus riche.
La Conférence de Paris a souligné à nouveau le besoin d'un renforcement significatif des capacités scientifiques et techniques dans les pays situés dans ces zones à forte diversité biologique. 
Le constat est fait aujourd'hui dans les réunions internationales de la CDB que les négociateurs mandatés par des pays de la ZSP sous-estiment l'importance de disposer d'une expertise scientifique et juridique en propre sur la biodiversité, et qu'ils font peu appel à leurs experts quant ils en ont.
Des espèces de leur patrimoine sont identifiées et valorisées par d'autres pays sans qu'ils puissent en tirer un bénéfice ni réguler la surexploitation des espèces de leur territoire résultant du commerce mondial qui s'instaure alors.
Le projet répond à ce constat et s'appuie sur la demande de 17 institutions scientifiques francophones de l'Afrique de l'ouest, de l'Afrique centrale, de l'Océan indien et de l'Asie du Sud-Est qui s'organisent pour changer cette situation. 
En concertation avec les organismes français de recherche dont le MNHN, le CNRS, l'IRD, le CIRAD, dialoguant au sein de la plate-forme de l'Institut Français de la Biodiversité (IFB), ils se proposent de construire un réseau de recherche et de formation autour de quatre plates-formes à vocation régionale (Sénégal, Cameroun, Madagascar et Laos ou Cambodge). Les quatre organismes français et l'IFB ont accepté de soutenir ce projet en lui apportant leur expertise scientifique.
Le programme MAB (Man and Biosphere) de l'UNESCO a souhaité s'associer au projet en offrant de participer à la création dans chacune des plates-formes régionales d'une « Chaire UNESCO », ce qui permettra d'inscrire plus fortement cette action bilatérale dans un cadre multilatéral dans le domaine de l'Environnement soutenu par la France.
Ce projet a également reçu un accueil favorable du FFEM (Fonds Français de l'Environnement Mondial) et du MEDD, les « correspondants environnement » des ambassades seront associés aux activités du FSP.
Une mission a été effectuée en novembre et décembre 2003 dans les pays qui seront les pôles régionaux, pour préciser le contenu des actions à entreprendre et l'intérêt de ces postes a été réaffirmé récemment. Le projet de FSP favorisera le renforcement des capacités d'expertise scientifique des institutions francophones au travers de trois types d'activités prioritaires :

A la fin du projet, les centres régionaux devraient avoir les compétences nécessaires pour bénéficier d'une reconnaissance internationale. Ils inscriraient leurs références taxonomiques et sur les savoirs locaux dans les grandes bases de données internationales.
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